Comment rater ses vacances

Expositions dans les 2 bibliothèques universitaires de la faculté de lettres et de sciences humaines et de la faculté de droit à Limoges du 5 mai au 2 juin dans le cadre du partenariat avec l'Université de Limoges.

Vernissage vendredi 5 mai dans le hall de la faculté de lettres en présence de Pascal Gros et de Chloé Verlhac( veuve de Tignous)

Comment rater ses vacances. Dessins de Tignous et Gros
En 2014, Tignous et Pascal Gros, à Marianne , ont voulu rassembler des dessins pour l'été. Quelque chose à emmener à la plage. Pas des Sarkozy ou des Hollande, une petite pause avec tout ça. Ils ont décidé de parler des vacances. Faut toujours qu'il y ait un truc qui cloche avec les vacances. Ils allaient faire un guide pour que les gens sachent comment rater leurs vacances. Ils les remercieraient sûrement après.
Ils se sont mis au boulot. Ils ont aligné tous les thèmes qui leur venaient à l'esprit, il y en avait bien trois pages, et ils ont rigolé avec les locations pourries, les destinations touristiques en guerre, les enfants hurleurs, les voitures en panne dans la campagne déserte... Tignous se faisait plaisir, il mettait plein de décors très beaux. Pour Sarkozy il ne mettait pas de décor, il n'avait pas le temps, il mettait des mouches. Ils ont bouclé tout ça et ça a été publié en série d'été dans le journal. Quatre pages de dessins toutes les semaines!
Un an après, c'est de nouveau les vacances, mais il n'y a plus Tignous. Faut toujours qu'il y ait un truc qui cloche avec les vacances. Pascal Gros

Tignous aurait dédicacé ces dessins à ses enfants. Parce qu'il n'aimait rien tant que les vacances avec ses enfants. Chloé Verlhac

 

couverture internet

Tignous signifie « petite teigne » en occitan. Ce surnom aurait été choisi par sa grand-mère.
Tignous étudie le dessin à l'école de la rue Madame, puis à l'école Boulle avant de commencer à dessiner pour la presse écrite au début des années 1980 après un détour par la bande dessinée. Puis il passe dans L'Idiot international de Jean-Edern Hallier (1990), avant de rejoindre La Grosse Bertha, et entre à L'Événement du jeudi (1987-1998). Il collabore à L'Humanité et à L'Humanité Dimanche (1990-2000). Il dessine pour de nombreuses autres revues et magazines dont les quelques titres suivants donnent l'étendue de ses domaines d'intervention : Charlie Mensuel (1982), Que Choisir ?, Phosphore, La Croix (1981-1995), L'Équipe Magazine, Lire, Alternative libertaire, Télérama, Science et Vie junior, Politis, Rouge, etc.
Par la suite, il devient l'un des collaborateurs de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, où il entre en 1992, de Marianne et de Fluide glacial. Il est également actif dans le milieu du jeu de rôle, réalisant notamment les illustrations de la première édition (celle de la NEF dirigée par Marc Laperlier) du jeu Rêve de dragon, de la première édition de MEGA, et plusieurs illustrations pour le magazine Casus Belli (dirigé par Didier Guiserix).
Fin 2007, avec le journaliste politique et judiciaire Dominique Paganelli, il couvre le (premier) procès d'Yvan Colonna pour le journal Charlie Hebdo. Tous deux en tireront l'année suivante la bande dessinée Le Procès Colonna. L'ouvrage obtient le prix France Info de la bande dessinée d'actualité et de reportage 2009.
Père de quatre enfants, il meurt le 7 janvier 2015, assassiné par des terroristes se revendiquant d'« Al-Qaïda au Yémen », lors de l'attentat contre Charlie Hebdo à Paris.

Pascal Gros est né en 1970 à Paris. Après des études d'ingénieur en électronique, il commence à dessiner pendant son service (civil) dans Les Réalités de l'Ecologie. Dans les années qui suivent, il commence à être publié, de journaux syndicaux à la Gazette de Frémion dans Fluide Glacial, en passant par le journal de communication interne de Canal+ ou l'éphémère Paris Nord-Est. Il participe aussi au journal alternatif La Vache Folle.
En 1997 il commence à dessiner dans Marianne où il travaille toujours.