35ème Salon International de la Caricature, du Dessin de presse et d'Humour

affiche 2016 web

 

* À LA UNE :

- GIBO, caricatures de son livre "Gibo fait la tête", caricatures de personnalités du monde politique, sportif, du cinéma, du show-biz, de la TV,etc...

* LES EXPOSITIONS COLLECTIVES DE PRESTIGE:

"Les crayons de la liberté":
Tous les grands dessinateurs de presse du moment... De tous les continents, ils adressent leurs dessins à Saint-Just-le-Martel: de tous les pays d'Europe, bien sûr, mais aussi de Chine et des USA, de Corée et d'Afrique, d'Inde et d'Argentine...

- Cartooning for Peace, sur l'environnement
Une exposition proposée par les plus grands dessinateurs internationaux :
"Les dessins de presse nous font rire. Sans eux, nos vies seraient bien tristes. Mais c'est aussi une chose sérieuse : ils ont le pouvoir d'informer mais aussi d'offenser".'Kofi Annan)
Conçue par le dessinateur français Plantu, Cartooning for Peace est une initiative née le 16 octobre 2006 au siège de l'ONU à New York. Organisée par Kofi Annan, alors Secrétaire général de l'ONU, une conférence de deux jours réunit 12 des dessinateurs de presse les plus renommés au monde pour "désapprendre l'intolérance". Une exposition accompagne la rencontre.
Un mouvement est né... Ils sont aujourd'hui 125 dessinateurs de 41 nationalités à avoir rejoint le réseau.

- USA : 130 ans de la Statue de la liberté et le duel Trump/ Hillary
Daryl Cagle est l'un des dessinateurs américains les plus prolifiques de ces 35 dernières années.Il travaille pendant 15 ans pour le Muppets show de Jim Henson, illustrant des dizaines de livres, magazines et produits dérivés. Illustrateur publicitaire durant plusieurs années, Daryl Cagle réalise également des campagnes en dessins animés pour diverses entreprises. Dans les années 90, il produit la bande dessinée « True! » pour Tribune Media Services.
Devenu dessinateur de presse à Hawaï, Il travaille ensuite pour Slate.com (sur le site du Washington Post) avant de collaborer avec MSNBC.com.
En 2001, Daryl fonde le Cagle Syndicate Cartoons, qui diffuse les caricatures de soixante dessinateurs de presse auprès de 850 journaux aux Etats-Unis, au Canada et en Amérique latine.
C'est â Daryl que nous devons depuis plusieurs années la participation des plus grands dessinateurs américains

- ISRAËL : Cartoons in conflict.
Elle a été exposée de par le monde depuis quelques années mais pas encore en France.
Des grands dessinateurs internationaux ont répondu à l'appel du Cercle des Parents israélo-palestiniens dont les familles ont été victimes du conflit, tous ont perdu un parent ou un enfant, et qui prônent le dialogue pour se connaître et instaurer une paix future.
Michel Kichka a eu le privilège de concevoir cette expo qui comprend des dessins des plus grands cartoonists internationaux: Ares, Bado, Boukhari (décédé), Brito, Danziger, Mayk, Ramize, Glez, Dario, Hagen, Riber, Krauze, Kroll, Xia, Batti, Morin, Oliphant, Plantu, Pohle, Rozental, Tunin, No-rio, Zapiro, Zlatkovsky, Donnelly, etc...Une soixantaine de dessins.
On peut y ajouter une quinzaine de dessins d'adolescents israéliens et palestiniens, lauréats d'un concours organisé il y a quelques mois par le Centre de la Presse de Jérusalem en partenariat avec le Musée.

Exposition personnelle de Khalil Abu-Arafeh (Israël)
Né en 1957 à Jérusalem, Khalil Abu-Arafeh est un dessinateur de presse palestinien, en faveur de la résistance passive.
Il a étudié l'architecture à l'Université de Kiev en Ukraine et poursuit actuellement une double carrière d'architecte et de dessinateur. Ses dessins sont notamment publiés dans le quotidien Al Quds (basé à Jérusalem Est) depuis 1994.
Khalil est également écrivain et illustrateur de livres pour enfants. Il est par ailleurs le premier rédacteur en chef de la version palestinienne de l'émission de télévision pour enfants « Sesame Street ». En 1996, Khalil reçoit le prix Ghassan Kanafani qui récompense l'excellence de son travail.
Son activisme politique l'a conduit à déplaire à la fois au Hamas palestinien et au régime israélien. Entre 1986 et 1992, il a ainsi passé quatorze mois en prison en Israël.

- BOLIGAN (Mexique)
Originaire de Cuba, Angel Boligán Corbo est diplômé des Beaux-arts de La Havane en 1987. Il vit au Mexique depuis 1992, où il travaille comme caricaturiste pour le Journal El Universal, le magazine Conozca Más et le magazine politique Humor El Chamuco. Il est également le fondateur de l'agence CartonClub (le club de la caricature latine).

- BADO (Canada)
Le Salon de l'humour présente une exposition de dessins à saveur internationale du dessinateur de presse québécois Bado.
Participant du Salon depuis ses débuts et collaborateur à « Courrier international », il nous propose des dessins accessibles à un public français.
Guy Badeaux (Bado) est depuis 35 ans dessinateur de presse au quotidien « Le Droit » à Ottawa.
Il s'est mérité en 1991 le Prix canadien de journalisme pour le meilleur dessin publié dans l'année.
Il fut pendant 22 ans le rédacteur en chef de « Portfoolio: The Year's Best Canadian Editorial Cartoons », une compilation des meilleurs dessins de presse de l'année.
Nota bene: il n'y a pas de coquille dans l'orthographe de « Portfoolio ». C'est un jeu de mot à partir du mot « fool », « sot » en anglais.

-Hommage à SINE: une exposition de ses originaux et un hommage des dessinateurs de Siné-Mensuel

Siné

Né à Paris le 31/12/1928 ; Mort à Paris le 05/05/2016
Maurice Sinet, alias Siné, est un dessinateur et caricaturiste politique français. Ayant grandi à Paris, séparé de son père biologique condamné à plusieurs années de travaux forcés, il développe une certaine critique envers l’Etat et la Justice. À 14 ans, il entre à l’Ecole Estienne et y étudie le dessin et la maquette. Chanteur de cabaret la nuit, il finit par tomber « amoureux » des dessins de Saul Steinberg, un illustrateur américain. Il décide alors de faire de sa passion son métier. Son premier dessin parait dans France Dimanche en 1952. Dès l’année 1955, il reçoit le Grand Prix de l’Humour Noir. Il passe par la rédaction du journal L’Express, au sein duquel il rédige le « débloque-note », qui indigne beaucoup de lecteurs. Il démissionne du journal en 1962 et crée son mensuel Siné Massacre. Il n’hésite pas à y exprimer ses opinions d’anticolonialiste, antisioniste ou encore d’anticapitaliste. En mai 1968, il crée son deuxième journal, l'Enragé.

Après plusieurs collaborations diverses et variées, il rejoint Charlie Hebdo en 1974. Durant ces 17 années au sein du journal, les polémiques s’enchaînent. La plus connue reste celle de juillet  2008, lorsque Siné publie une chronique sur Jean Sarkozy
 considérée par Philippe Val  comme antisémite qui le licencie  officiellement pour cette raison, mais officieusement pour des désaccords éditoriaux selon Siné lui-même. De nombreuses réactions, qu’elles soient en faveur ou non du dessinateur, se feront entendre. Siné comparait alors devant le tribunal de grande instance de Lyon pour « incitation à la haine raciale » et est finalement relaxé. Charlie Hebdo sera condamné à verser 90 000 euros de dommages et intérêts à Maurice Sinet pour rupture abusive de contrat.
Depuis, le dessinateur controversé a sorti son propre hebdomadaire satirique, Siné Hebdo (2008), en collaboration avec Guy Bedos, Philippe Geluck ou encore Michel Onfray. Mais le journal stoppe sa publication le 28 avril 2010, faute de rendement. Puis, avec sa femme, Catherine Sinet, journaliste il sort Siné Mensuel en 2011, le magazine rencontre son public.

Maurice Sinet s'est éteint le 5 mai 2016, à Paris, à l'âge de 87 ans

- Hommage à CABU

Sur proposition de Véronique CABUT, une sélection exclusive de dessins de CABU, tirés du livre à paraître le 15 septembre prochain, intitulé « Cabu s’est échappé »sera présentée aux visiteurs du prochain Salon, à compter du 30 septembre.

Ce nouveau livre consiste en 1000 dessins qui ont été publiés dans la rubrique « Les couvertures auxquelles vous avez échappé » dans Charlie Hebdo entre 1969 et 2015. Beaucoup sont des inédits et tous sont des reproductions des originaux conservés dans les archives de Cabu.

Faut-il le rappeler, Cabu était un fidèle de Saint Just, où il était venu dès la seconde édition, plusieurs fois ensuite. Il avait grandement contribué à la réussite de cette manifestation, par sa présence bien sûr, par son immense talent, mais aussi en nous facilitant les contacts avec nombre de ses collègues. 

- SAJINI, feuilles d'éphéméride de 1916

CARTE BLANCHE A ... PICHON "Envoie-moi sur l'Eros"
Sa dernière production nous arrive ici. On y reconnaît un certain côté coquin qui ne nous étonnera pas, d'autant plus que son personnage central est Eros. L'idée semble lui être venue à la contemplation du tableau de Raphaël la Vierge de St-Sixte, où l'on voit deux angelots perplexes au pied du tableau.
En une soixantaine de dessins, Pichon utilise tous les attributs du célèbre chérubin pour les détourner en gags : les flèches, les ailes, le cœur (dans le sens sentimental et dans le sens entrailles), les attributs sexuels, les ébats, l'espièglerie, tous les âges de la jeunesse à la vieillesse, la chasse, le ciel, la manipulation, le diablotin...
Pichon a une imagination sans borne et on se demande comment il a pu se limiter à cet ouvrage alors qu'il a dû avoir des centaines d'autres idées. Son dessin est explicite, simple et en même temps fouillé, mélangeant le dessin au trait et la peinture. Osons le mettre entre toutes les mains.

CLIN D'OEIL À... SAMSON
Pierre Samson, « Gascon tout en boyaux de cochon », comme il aime à dire, est né dans le Gers un jour de Carnaval, 500 ans après Léonard de Vinci. Pierre est un enfant de la campagne, il a grandi au sein d'une famille d'agriculteurs, sans télé ni tracteur. Certes, les Samson travaillent la terre, cependant, avec eux, on est très loin du vilain cliché du paysan inculte ou cul-terreux.
Entre un grand-père auteur et poète occitan, un papa acteur de théâtre clérical ou profane, et une maman qui lit tout ce qui lui tombe sous la main, le petit Pierre, lui, fait des dessins. Son intérêt et sa passion se sont révélés, le jour où - il n'a alors que 10 ans - il tombe sur un numéro du Canard Enchaîné. Impressionné et amusé par le trait et l'esprit satirique des dessinateurs, il se met à copier, de manière instinctive, les dessins du journal. Pierre ne se doute encore pas que, quelques années plus tard, il en fera son métier. Pierre Samson est un dessinateur de presse au parcours atypique qui dénonce avec humour et intelligence tout ce qui le dérange.
Dans cet ouvrage, il nous explique comment, depuis ses premières expériences de copieur, il est arrivé au métier de dessinateur. Il nous raconte aussi ses collaborations avec Le Monde, Fluide glacial, Sud-Ouest Dimanche, La Dépêche du Midi, Hara-Kiri, La Grosse Bertha, Siné Hebdo, Psikopat, Le Magazine Littéraire, Libération, VSD, Politis.

...et COCO, lauréate du Grand Prix de l'Humour Vache 2015 et auteur de l'affiche 2016.
1982, le Charlie Hebdo de Choron et Cavanna publie son dernier numéro (le journal sera relancé en 1992 par Philippe Val et Cabu). En août de cette même année, la petite Coco, Corine pour les intimes, pointe le bout de son nez dans ce monde de brutes, sans se douter que, 33 ans plus tard, elle porterait le flambeau et les valeurs de Charlie Hebdo.
Dans cet ouvrage, la dessinatrice Coco nous dévoile un bout de sa vie, de son parcours : depuis sa première publication en 2008 jusqu'aux derniers événements parisiens de novembre 2015, elle nous fait découvrir, en dessin et avec le sourire, les aberrations, mais aussi les bonnes actions, des scènes médiatique, politique et scientifique, tant françaises qu'internationales

-« Marciac Terre de jazz » est une œuvre collective, suggérée par les artistes qui se produisent régulièrement, tous les ans, lors du Salon de la caricature et du dessin de presse, un événement devenu incontournable. Si Simon, «Seb», Justin, ont été les premiers à proposer la réalisation de cet ouvrage, l'unanimité s'est faite très rapidement, de sorte que les responsables du CLAP se sont vus contraints (et ravis) d'accéder à ce désir.
On y trouve tous les plus grands noms du jazz passés par Marciac, de Nina Simone et Sonny Rollins à la nouvelle scène avec des musiciens comme Ibrahim Maalouf ou Emile Parisien, le tout croqué par les caricaturistes : Philippe Moine, Simon Garcia, Francois Delabruyère, Seb, Gervais Loock, Robert Justin, Laure Boucherie, Philippe Eno, Roth, Elise Dessinatrice, Jean Michel Gruet, Olivier Ganan avec des textes et illustrations de Jacques Daussat et Jap, Mofrey, Rousso, Raynal et Batti.
Une tâche ardue qui a nécessité un gros travail de recherche et de compilation. Au final, près de 100 portraits de musiciens de jazz accompagnés d'une biographie. De l'avis unanime, une vraie réussite ! C'est en tout cas ce qu'a affirmé Ibrahim Maalouf en découvrant ce l'ouvrage lors de son récent passage à Condom. Il est possible de se procurer cet ouvrage auprès de Jazz in Marciac.

LES EXPOSITIONS "HISTORIQUES":

- Léon Blum, cibles des anticommunistes... et des communistes

Figure centrale du Front populaire, le socialiste Léon Blum intéresse la caricature dès les années 1920. Haut fonctionnaire, juif agnostique, il accède à la notoriété en intégrant les cercles dirigeants de la SFIO, jusqu'à devenir président du Conseil (l'équivalent du Premier ministre actuel) en 1936. Rarement individualisé, Blum subit durant toute cette période les assauts de la caricature de droite (Sennep, Chancel, Roger Roy, Bib, Ralph Soupault...) violente, mais moins antisémite qu'on ne le croit souvent, et attendant la fin des années 1930 pour sombrer dans la haine antijuive. Figure emblématique du socialisme gouvernemental, Blum incarne pour les dessinateurs de presse français l'image même de l'antipatriote honni qui ouvre grand les porte du pouvoir aux communistes, risquant de faire sombrer le pays dans la révolution. Comme peu d'hommes politiques avant ou après lui, Blum est abondamment féminisé par la caricature, procédé original qui fait du socialiste un instrument servile et soumis à des forces démoniaques.
Exposition conçue par Guillaume Doizy, auteur d'ouvrages sur l'histoire de la caricature et du dessin de presse.

- Exposition "la faucille et le marteau", présentée par Jacky Houdré et Alaban Poirier

La faucille et le marteau, symboles de l’unité du prolétariat industriel et du prolétariat agricole, apparus dès 1918 ils furent officialisés en URSS en 1922 et repris dans tout le mouvement communiste.

Dans le dessin de presse la présence de ces symboles permet une identification immédiate de l’URSS, du PCF ou de l’idée communiste.

Les dessinateurs les ont rarement utilisés positivement pour en faire des outils de lutte ou d’émancipation.

Le plus souvent ils les ont transformés pour dénoncer , monter la nocivité, l’agressivité, le déclin de l’idéologie, de la politique communiste.

L’exposition se propose de montrer une petite partie de ces nombreux détournements et la très grande inventivité des dessinateurs dans l’utilisation de ces symboles

LES EXPOSITIONS "JEUNE PUBLIC":

- Expo pour enfants : Tatiana DOMAS

Tatiana Domas est née en 1976 à Lyon. Elle obtient un Bac littéraire en 1994 et part à Saint-Etienne étudier aux Beaux-Arts. Elle en profite pour donner des cours d’arts plastiques en école primaire. De retour à Lyon, elle se spécialise à l’école d’art Emile Cohl de 1996 à 1999. Elle participe à différents stages, successivement de dessin animé, d’illustration, de caricature mais aussi de maquettiste ou d’infographie (elle a participé à la création d’un CD-Rom pour enfants). Elle lit des albums illustrés et de la bande dessinée depuis l’enfance, de Andersen à Perrault, en passant par Morris ou Uderzo. Aujourd’hui, elle reste très éclectique dans ses choix de lectures : Bilal, de Crécy, Chabouté ou Gibrat font partie de ses auteurs favoris. En 1999, au Festival de la Bulle d’Or de Brignais, elle découvre le travail de Denis-Pierre Filippi qu’elle rencontre sur-le-champ. Le projet de Téo naît alors très rapidement entre eux. Même si c’est Denis-Pierre qui lui a d’abord proposé un synopsis décrivant le lieu, l’action et les personnages principaux, ils travailleront en très étroite collaboration, depuis l’élaboration du story-board jusqu’à la mise en couleur définitive de chacune des planches. Ses couleurs sont d’ailleurs lumineuses ; pourtant Téo est un petit garçon qui souffre et qui ne parle pas au début de l’histoire, excepté à son nounours, Wally. Heureusement, sa grand-mère, et surtout sa nouvelle amie, Léa, vont l’aider à dépasser son traumatisme et son mutisme. C’est pour Tatiana sa première expérience dans l’édition, l’édition jeunesse de surcroît, mais elle souhaite faire rêver les enfants comme les plus grands !

- Expo : "Graines de cabanes" Illustrations d'Eric Puybaret
Des graines de cabanes...
Des graines qu'il suffirait de planter et d'arroser pour voir une cabane pousser.
Cabanes aussi étonnantes que variées : la cabane dans les arbres, la cabane en pain d'épices de Hansel et Gretel, la cabane de douche, ou encore la cabane du bout du monde...

- PHIL,"être un enfant"

Phil a réalisé pendant plusieurs années des dessins pour une rubrique des Dernières Nouvelles d’Alsace destinée aux enfants.
Dans cette page on traitait de réels problèmes à travers le témoignage d’enfants qui y étaient confrontés, « je suis Asthmatique… » « j’ai un frère trisomique…. » etc…

Né le 14 décembre 1952 à Saint-Avold (Moselle). Vit et travaille à Wihr-au-Val (Haut-Rhin).

Travaille pour les Dernières Nouvelles d’Alsace et divers autres supports.

Distinctions obtenues :

Prix TF1 du Nouvel Observateur en 1985, Crayon de porcelaine pour la PQR à Saint-Just-le-Martel en 2008

LES RENCONTRES :

- Journée d'études sur caricature et communisme

« Caricature et communismes »
Des utopistes du XIXe siècle au communisme triomphant du siècle suivant en passant par la Révolution russe dont on commémorera le centenaire en 2017, l'anticommunisme ou les communistes eux-mêmes (partis ou Etats se revendiquant du communisme) ont largement investi la caricature dans leur rhétorique visant à dévaloriser l'adversaire, voire, mais plus rarement, à mettre en avant certains points de doctrine. C'est cette confrontation entre deux « blocs » autour de l'identité communiste qui nous intéressera ici. Quels sont les supports privilégiés par les uns ou par les autres, avec quelles rhétoriques ? Quelles fonctions et quels rôles sont attribués à la caricature ? Comment représenter l'adversaire et pour quelle efficacité ? Quid des symboles des uns et des autres, comment la caricature s'en empare-t-elle et dans quel but ? Comment apprécier la réception de ces images et quels rôles historiques ont-elles pu jouer?