La bêtise n'aura pas le dernier mot

Exposition de Piem et Barrigue, père et fils du 3 mai  au 14 août à l'Espace Loup à Saint-Just-le-Martel.
Vernissage le 3 mai à 18 heures en présence des auteurs.

Le paradoxe de l’œuf et de la poule reste un mystère.
Le paradoxe du père et du fils est complexe et il ne faut pas avoir de complexes quand on souhaite exercer le même métier que son père.
Nous sommes d’accord, le père est arrivé avant le fils.
Mais, arrivons-nous à être les fils de nos pères et à pratiquer le même métier public et médiatique sans subir une ombre écrasante ? Peut-on être le père d’un fils et lui laisser une part de lumière ?
Il y a peu d’exemples dans la profession de dessinateurs de presse où le fils a pris sa part d’indépendance pour marcher sur les traces de son père. Cette exposition en est le reflet.
J’ai tout appris de mon père : la passion du journalisme et le regard critique sur l’actualité. Ce n’était pas évident. A Paris, dès 1971, j’étais toujours « le fils de «.
J’ai fait un petit pas de côté et suis parti en Suisse pour exister par moi-même.
Maintenant, nous sommes en 2018 et côte à côte en complicité à Saint-Just le Martel. Nous prenons la part de lumière qui nous revient et il n’y a plus d’ombre entre nous,
Seulement une grande tendresse et un respect réciproque.
BarrigueAffiche piem WEB

Pierre Georges Marie de Barrigue de Montvallon dit Piem, est un dessinateur « humaniste » (selon sa propre définition), français né le 12 novembre 1923 à Saint-Etienne.  .
Fils de Serge de Barrigue de Montvallon, directeur de la Maison de la Chimie, et de Madeleine Champavère, il est le frère de Robert de Montvallon.
Il épouse en 1947 Élisabeth Lefebvre, avec qui il a six enfants (trois garçons, trois filles), dont Thierry, connu sous le pseudonyme de Barrigue, dessinateur de presse.

Quelques années plus tard (vers 1953), il devient parrain religieux de Philippe Bouvard (né en 1929) après que ce dernier eut décidé de se faire baptiser discrètement.
Pierre de Barrigue de Montvallon est diplômé de l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts et de l'Ecole Paul Colin.
Piem fut toute sa vie dessinateur humoristique et artiste peintre.
En janvier 1945, il termine la guerre comme « caporal décorateur » à Trèves.
Dès 1947, il collabora à Témoignage Chrétien et au Figaro (jusqu'en 1981). Les lecteurs du Point et de la Croix  ont pu également voir ses dessins.
Parallèlement, il défend la profession journalistique en se syndiquant au SNJ. Il est aussi le créateur du personnage de Turlupin, qui paraissait en strips dans certains quotidiens comme l'Est Républicain, notamment dans les années 1970.
Il est aussi passé par le cabaret : La tête de lard, l'Olympia , Bobino.
Il se fait connaître du grand public en participant aux émissions télévisées Le Petit Rapporteur (1975-1976) où Jacques Martin l'appelle "l'ancêtre" alors qu'il n'a que 51 ans, et La Lorgnette en 1977.
Piem est un célèbre fumeur de pipe, et en 1975 il lui était possible de fumer pendant l’émission Le Petit Rapporteur.
Piem s’est retiré à Notre-Dame-d'Oé, commune d’Indre-et-Loire au nord de Tours, où il a été élu conseiller municipal.
La vie de Piem et sa carrière ont été résumées par Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture, dans son discours prononcé le 14 janvier 2005 avant qu'il le fasse commandeur  dans l'ordre des Arts et des Lettres.

 

Thierry Jean Marie de Barrigue de Montvallon dit Barrigue, né le  7 juillet 1950 à Neuilley-sur-Seine, est un dessinateur humoristique vaudois d'origine française.
Il est le fils du dessinateur français Piem.
Son premier dessin paraît en 1971 dans la revue de rock Extra. Dessinateur journaliste depuis 1972, il collabore pendant sept ans à une dizaine de magazines, dont Rock&folk, L'Unité, Télérama, Le Point, France-Soir, Le Matin de Paris, Témoignage Chrétien et Nouvelle République du Centre-Ouest.  En 1975, il fonde l'agence de presse parisienne APEI.
Barrigue déménage ensuite en Suisse romande. Installé dans le canton de Vaud  depuis 1979, il se rend célèbre pour ses caricatures dans le quotidien le Matin et collabore également avec la Télévision Suisse Romande dans l'émission Le Fond de la Corbeille. Il crée avec Burki, les Éditions du Fou du Roi.
En 2008, la collaboration de Barrigue au quotidien Le Matin de Paris cesse. Il crée dans la foulée la revue satirique Vigousse, le petit satirique romand avec Laurent Flutsch et Patrick Nordmann.
En 2015, le dessinateur de presse et cofondateur du journal satirique Vigousse, Thierry Barrigue, lâche le poste de rédacteur en chef. Dès le mois d’août, c’est Stéphane Babey, collaborateur du journal depuis ses débuts, qui a pris le relais.
Mais Barrigue reste «absolument dans Vigousse». Outre son activité de dessinateur, il s’occupera davantage à l’avenir de réseautage. «Rencontrer des gens, assurer le financement de ce journal, qui est un succès», explique-t-il.
La survie du titre reste une priorité pour Barrigue, qui admet aussi que le passage du cap des 65 ans «fait réfléchir à la suite de la vie et à ses engagements».
Il a publié plusieurs recueils de ses dessins.
Il a crée avec Pitch et Sjöstedt l'association CrayonSolidaires qui a pour but de rencontrer des personnes en difficulté, en Suisse et à l'étranger, afin de les aider à retrouver une identité en leur offrant des dessins personnalisés, réalisés par des caricaturistes.